Replacer la nature au coeur de la ville
En janvier 2016, Rose Marie et Guislain, tous deux docteurs à l’université de Strasbourg, font un constat dérangeant : la moitié de la population réside en ville, et cette concentration de population amène à la fois une surconsommation d’énergie, une pollution massive et un manque cruel de végétation. C’est en réfléchissant à ces problématiques que les deux biologistes ont alors une idée : et s’ils combinaient bioluminescence et captation du CO2 chez une plante ? Et s’ils plaçaient ces plantes dans le paysage urbain, en intérieur comme en extérieur ? Cela pourrait aider. L’idée d’une super-plante est alors née.
L’éclairage du futur
La bioluminescence est un phénomène biologique déjà observé dans la nature : chez les lucioles, les vers luisant, les méduses, mais aussi chez certains champignons. En intégrant cette capacité chez les plantes, cela permettrait d’avoir une végétation qui émet de la lumière douce de manière autonome, sans consommer de l’énergie. Placée au sein des villes, elle permettrait de capter le CO2 , et diminuerait la pollution lumineuse. Que des avantages.
Un financement participatif
Mais pour continuer le développement, puis produire les plantes, la start up a lancé un financement participatif. Pour eux c’est important – ce sont les particuliers qui sont le plus concernés par cette vie urbaine et il est normal pour eux de vouloir prendre part au projet. C’est sur la plateforme Kriptown que la campagne a eu un énorme succès car la start up a atteint plus de 200 000€.